On tire les rois… (bis)

(Le paru) Tous les aînés rois d’un jour

Dimanche, l’Union des plus de 75 ans (U+75@) de Rixiourse se réunissait à la salle communale. La fête des Rois se double d’une fête des aînés.

De l’avis général, le repas était bon. L’orchestre était sympathique, même si les musiciens jouaient trop fort. « Il a repris quatre chansons de Claude François » s’exclame Roberte avec plaisir. « Et surtout il y a eu Al Dumm, le fameux chanteur, qui a chanté un peu de Aznavour. »

Autrefois organisée avant Noël, cette manifestation a été reportée à l’épiphanie. Elle est devenue l’occasion pour les 200 invités de tirer les rois.

Les applaudissements démontrent que ces divertissements sont appréciés par nos aînés, tous rois d’un jour.

(Le vrai) Roi et Reine d’un jour

Dimanche, l’Union des plus de 75 ans (U+75@) de Rixiourse se réunissait à la salle communale. La fête des Rois se double d’une fête des aînés.

Cette fête est l’occasion pour les deux cents invités de tirer les rois. L’invitation a été lancée au plus de 70 ans, mais les conjoints sont bienvenus. Et peu importe leur âge ! Adeline T. est modeste : « Je tiens à garder l’anonymat. » Elle discute avec d’autres jeunes femmes venues préparer la fête de leurs grands-parents et arrière-grands-parents. Elle n’est pas la petite-fille, mais bien la conjointe de Marcel T. (« il est modeste lui aussi, mais c’est le frère jumeau du doyen de Rixiourse : il est né 10 minutes après lui », assure la jeune épouse).

Une heureuse Reine

Cigarette aux doigts, elle vante les vertus de la différence d’âge dans son couple (65 ans). Elle sera même désignée Reine, son tendre époux étant l’heureux gagnant du tirage de la fève. Éteignant précipitamment sa cigarette, elle bredouille « Merde, où sont ces putains de béquilles ? ». Avec entrain, elle se prépare à la montée sur le podium de l’heureux nonagénaire. Une source sûre qui désire elle-aussi rester anonyme déclare « Quelle salope cette Adeline : ses frasques mettent tout un binz dans un héritage qui était simple avant sa venue. Ce fric est le mien, pas à cette traînée : je suis l’unique descendante de Marcel. » Adeline lance un mauvais regard à cette jeune fille avant de confier en off, en cherchant les béquilles dans un coin : « Putain, cet héritage là a intérêt à être à la hauteur du précédent, j’aurai tout eu ! La Reine ? La Reine des connes, oui. Il n’aurait pas pu s’étouffer avec cette fève de merde. »

© Frédéric Bach

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