A la bibliothèque

Les bibliothèques sont des lieux sublimes. On y trouve de la lecture et de la culture, ça occupe. Si on n’a nul endroit où poser ses fesses, les espaces de travail sont parsemés de fauteuils moelleux – à la différence des rues de nos jours où les bancs sont impraticables (quand on en trouve). S’il pleut dehors, il y a un toit, de la chaleur, parfois même à boire, ne serait-ce qu’une fontaine à eau fraîche et un distributeur de café. Il y a des toilettes également. Les étudiantes qui les fréquentes sont jolies, les intellectuels qui lisent des revues compliquées sont prêts à taper la discute. C’est France Culture avec des jolies filles autour. On ne va toutefois pas se mentir, les étudiantes sont entourées de boutonneux, et parfois les intellos tirent la tronche – mais je crois qu’eux non plus ne supportent pas les boutonneux. Mais il y a le wifi et des prises pour son téléphone, son ordinateur, sa vapoteuse. Au chapitre des doléances, il y a une liste d’interdictions à respecter, il faut par exemple sortir pour allumer sa clope, c’est compliqué de décapsuler une bière, etc…, rien que du classique de nos jours. Mais les bistrots ne sont en général jamais loin, les bibliothèques étant en centre-ville.

Je fréquente à Strasbourg les médiathèques Olympe de Gouges et André Malraux. La première parce qu’elle est proche de la gare et donc du chemin pour aller au taf – vous pouvez y emprunter La Bascule si vous voulez bouquiner dans le train. La seconde parce qu’elle est plus grande et qu’elle en jette, donc.

J’ai beaucoup dessiné dans ces deux médiathèques. Cet album regroupe les dessins :

Dans la médiathèque / In the library
Dessins aux médiathèques André Malraux et Olympes de Gouges

2022-04-21 : croquis des peintres d’une fresque

Invité par mon ami Vin’Syl, je dessine les artistes présents sur la fresque en bordure de l’autoroute M35, à hauteur de Montagne Verte.

« Première fresque, réalisée par Apaiz et Dédé La Plume, aidés par des jeunes du CSC Montagne Verte et l’association L’Atelier du Club. Peinture réalisée sur la thématique de l’écologie, et faisant écho au morceau « Causes et conséquences » du rappeur Dah Conectah » comme le décrit la page facebook de l’Atelier du Club.

Première immersion pour moi dans le monde du graff.

Khayati I / Artiste peintre au travail // Artist at work

NFT – In the tram – a movie #1 (and other sketches)

The link that shows these NFTs here.

Cette vidéo de 52 secondes compile une dizaine de croquis faits sur le vif en allant ou en revenant du taf. Toujours sur le ligne B entre les arrêts Alt Winmarïk et Le Marais, Strasbourg, France. Entre novembre 2020 et février 2021, pendant le confinement puis le couvre-feu liés à la pandémie Covid-19. La prise de son a été faite dans les mêmes conditions. Disponible à la vente en NFT sur le site Opensea, sous mon pseudo FredericBach. En plus de cette vidéo, vous trouverez une quarantaine de dessins. Les gens sont masqués. C’est dur de communiquer. Les regards sont figés sur les smartphones… Je dessine et dans ma tête la musique The Passenger d’Iggy Pop : La la la la la la la la…

This a 4 months -project : sketching the passengers in the streetcar while going to work. The conclusion is a serie of NFT and a video. Just the people I met in the streetcar in Strasbourg, Alsace, France, realised in the way to work.

In the tram – a movie #01

Un plan fixe sur la création littéraire et picturale

Réalisé avec mon ami Alexandre Schmitt, ce plan fixe a plusieurs objectifs. Il s’agit de pouvoir nous observer en train de créer, lui écrivant, moi dessinant. C’est un pied de nez aux vidéos « selfie » de format très court, avec ses huit minutes de film où nous ne bougeons pratiquement pas. C’est un exercice où Alexandre écrit en entendant la diffusion de sa voix lisant un de ses propres textes. Des effets de « miroirs-sonores » multiples donc, et d’autres miroirs : la caméra filme la scène et le dessin en cours de création. Tourné à l’heure du couvre-feu le 26 décembre, c’est une caméra de surveillance, fixe et inerte, mais voulue, mais gênante malgré tout, qui est installée dans le logis. C’est enfin un exercice créatif à valeur documentaire. Vous trouverez une note d’intention plus longue d’Alexandre Schmitt expliquant sa démarche.

Ce sont mes premiers essais en vidéos, cela se voit sans doute, et pour le moment le plan unique sans coupure ni retouche m’amuse beaucoup.

Un plan unique sur la démarche de création littéraire et picturale.