Carnaval de Rixiourse (suite)

(Le paru) « Musique et respect »

Ce même soir, dans une salle du castel de la même ville, l’ensemble «Musique et respect» vint interpréter un choix de musiques de cérémonies.

Les six trompettes, deux cors et les timbales ont enchanté un large parterre de connaisseurs. Le but de « Musique et respect » ? Faire découvrir une musique un peu vite oubliée, jouée avec des instruments inusuels. Montrer aussi la difficulté accrue du jeu de la trompette naturelle. Mais aux accords qui résonnent dans la salle, le public est convaincu que trompettes naturelles et cors ne sont pas de simples instruments aux ors desquels s’entrelacent les rouges des velours.

En un mot : superbe !

L’esprit du siècle du grand cardinal est revenu habiter ces lieux. Et avec lui les charmes des fêtes des cours des rois. La musique baroque est des plus « primitives », et pourtant si savante déjà. Le public vibre et comprend la passion qui anime ces musiciens expérimentés : ces musiciens de « Musique et respect » qui forment depuis trente ans le seul ensemble de ce type dans le Rixioursois, et qui vinrent nous enchanter.

(Le vrai) Respect

Ce même soir, dans une salle du castel de la même ville, l’ensemble « Musique et respect » vint interpréter un choix de musiques de cérémonies.

En un mot : superbe !

Claudine, 14 ans et demi, élève au conservatoire, essuie une larme qui coule le long de son œil. « Je suis heureuse de pouvoir assister dans ce bled à un spectacle aux qualités réelles. Sur le plan freudien, j’ai flingué mon père. Ce rustre voulait aller voir le concert d’Al Dumm. Pour l’en empêcher, j’ai piqué sa voiture et je suis venue seule. C’est à n’y rien comprendre ! Il n’y a personne, alors que l’autre taré fait salle comble. »

Petite Claudine, moi je comprends très bien.

© Frédéric Bach

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Le trompettiste

1500 signes, un almanach : introduction

J’ai choisi de mettre en ligne ce texte de jeunesse, écrit entre 2004 et 2007 environ. Je me suis rendu compte qu’après quinze ans dans les tiroirs son côté désuet (« un peu IIIe République », notait un ami à sa lecture) offrait paradoxalement une certaine fraîcheur à sa thématique principale : le suivi de l’actualité d’une ville de province par le pigiste des pages locales, qui décide de détourner les articles qu’il écrit pour ne pas finir blasé.

Je compte diffuser ces articles ici, d’abord de façon rapprochée pour « rattraper » le mois de janvier, puis au rythme d’environ un article par semaine. A chaque fois je donne d’abord l’article publié dans la presse locale, puis un détournement. J’ai écrit le plupart des articles qui ont servi de trame à ce récit, mais j’ai évidemment modifié à peu près tout, synthétisé de nombreux personnages en un seul, j’en ai inventé d’autres. Certains -rares- articles ou évènements ne sont basés sur rien.

Voici l’introduction de 1500 signes, un almanach :

En 2007, un jeune homme fit des piges alimentaires dans un petit quotidien de Rixiourse. « J’aime ce job ! » disait-il à qui voulait l’entendre. Mais il était désabusé par le décalage entre ce qu’il voyait et ce qu’il devait écrire pour publier son article. Il lui fallait lutter contre cet aspect du boulot. D’abord parce qu’ « il aimait ce job », et qu’il ne voulait pas finir blasé à 30 ans. Mais surtout parce qu’il devait gagner sa croûte. Alors il décida que chaque pige aurait sa réécriture mettant en scène ce qu’il ne fallait pas voir. Cela lui prit deux fois plus de temps. Mais il rigola beaucoup. Voici ces secondes versions, non publiées dans le journal local, mais rendant avec bien plus de vérité la vie à Rixiourse et les mœurs des habitants.

(Le paru) : ce qui a été publié.

(Le vrai) : ce que le journaliste aurait voulu écrire, s’il avait le choix…

© Frédéric Bach

Micro-trottoir du premier de l’an

(LE PARU) 2007 : LES RÉSOLUTIONS DU premier DE L’AN

Petite balade à la rencontre des habitants de Rixiourse. Comment s’est déroulé 2006 ? Quels sont vos désirs pour 2007 ? Micro-trottoir…

Claudine, 14 ans

« 2006 était une bonne année. J’ai eu mon bac… et des choix à faire. Mon amour de la philosophie m’a orientée vers khâgne plutôt que polytechnique. Je suivrai les cours du conservatoire en parallèle. Je joue du violon depuis l’âge de 4 ans, et l’an passé j’ai commencé la guitare. Mon vœu pour 2007, c’est que le monde aille mieux. J’y crois : c’est important d’être optimiste pour être philosophe. »

Hector Trompelamort, 92 ans, doyen de Rixiourse

« Je suis un ancien cheminot qui profite de sa retraite pour étudier la philosophie. Comme Claudine, j’ai eu des choix à faire : il m’a fallu trouver un sujet pour ma thèse. Ma résolution aujourd’hui ? Rester jeune dans ma tête. C’est important pour vieillir sereinement. »

Alexandre Petitcoq, maire de Rixiourse

« Bonne année à tous les Rixioursois. Cette année, je serai encore à votre écoute. Mon vœu pour 2007 ? Continuer à mener dans la confiance notre cité. A titre personnel, je compte rapidement trouver une destinée à notre ancienne piscine municipale. »

Sylvio Icclamento, député du Rixioursois, et Jacques Richtounet, maire de Basses-Roches

Sylvio Icclamento : « Je suis heureux d’être le premier à pouvoir transmettre mes vœux par voie de presse. Mon projet pour Rixiourse tient en un mot : écologie. Et en ce matin de nouvel an, je viens de rencontrer Jacques par hasard. Nous avons déjà commencé à travailler sur les espaces verts du canton. »

Jacques Richtounet : « D’abord, bonne année à tous. L’écologie n’est pas un vain mot pour moi. Espaces verts, recyclage, lutte contre l’urbanisation galopante et les projets immobiliers démesurés : voici des notions qui me parlent. »

(Le vrai) Une année qui promet

Petite balade à la rencontre des habitants de Rixiourse. Comment s’est déroulé 2006 ? Quels sont vos désirs pour 2007 ? Micro-trottoir…

Claudine, 14 ans et Hector Trompelamort, 92 ans, doyen de Rixiourse

Claudine : « Comme j’ai pas mon permis de conduire, je bouge dans ce bled avec Hector. 2006 était une bonne année. J’ai eu mon bac… et les choix à faire qui vont avec. Mes vieux voulaient que j’aille à Polytechnique, mais j’ai préféré faire khâgne, pour être philosophe comme Hector. Alors du coup, ça les énerve. D’ailleurs ma résolution pour 2007, c’est que lorsqu’ils râleront, je m’en balancerai. Je suivrai les cours du conservatoire en parallèle. Je joue du violon depuis l’âge de 4 ans, mais depuis six mois je me défonce plutôt sur ma guitare électrique. Maman dit que c’est la crise d’adolescence. Mon vœu pour 2007, c’est de comprendre enfin le monde des adultes. Hector dit que quand j’aurai compris ça, j’aurai fait le plus gros du boulot pour être une bonne philosophe. »

Hector Trompelamort : « Je suis cheminot, retraité depuis maintenant plus de 40 ans. J’ai commencé à étudier la philosophie dans une période, disons (sourire gêné)… Troublée… De ma soixantaine. Et je continuerai cette année à mon habitude. Le travail par correspondance est plus facile avec Internet. Comme la P’tite Claudine, j’ai eu des choix à faire : il m’a fallu trouver un sujet pour ma sixième thèse tout en passant la cinquième. Ma résolution aujourd’hui est la même que tous les premiers de l’an depuis que j’ai vu cet Américain marcher sur la Lune : rester jeune dans ma tête. C’est pour cela que je suis copain avec P’tite Claudine : on discute philo ensemble. Elle est très forte. Elle sirote son coca pour donner du carburant à ses artères, moi je bois mon whisky pour les conserver1. On va continuer cette année, j’espère. Mon souhait pour 2007 ? Ce serait de comprendre enfin le monde des adultes. Quand j’aurai compris cela, je pourrai partir en paix : j’aurais été un bon philosophe. Mais je crois que ce n’est pas demain la veille. »

Alexandre Petitcoq, maire de Rixiourse

« Que la nouvelle année est belle. Amener le Premier de l’an à Rixiourse est un signe fort. Mes décisions pour cette nouvelle année me seront dictées par mes concitoyens. Mon vœu pour 2007 ? Nous entamons la période électorale, les Rixioursois et Rixioursoises savent que mon désir est de continuer à mener dans la confiance notre petite cité vers le bel avenir auquel elle peut prétendre. Cela se jouera à la mairie certes, mais j’espère aussi depuis un siège de l’Assemblée nationale. A titre personnel, je compte rapidement trouver une destinée à notre ancienne piscine municipale. Je veux redonner une seconde jeunesse à cet espace où se sont amusées des générations de Rixioursoises et Rixioursois. »

Sylvio Icclamento, député du Rixioursois, et Jacques Richtounet, maire de Basses-Roches

Sylvio Icclamento (en off, à Jacques Richtounet) : « Boucle-là, c’est la presse, évitons d’être vus ensemble. Putain, je pensais qu’on serait tranquille derrière ce bosquet un premier janvier au matin. Ma réputation à moi est encore vierge. Je suis honnête, moi »

Jacques Richtounet (en off, à S.I) : « Un, c’est toi qui m’a convoqué. Deux, je suis honnête aussi : je n’ai jamais été condamné. La presse, c’est comme avec les juges : tu dis des banalités qui ne portent pas à conséquence, et surtout tu souris. On ne t’a pas appris ça à l’Assemblée nationale ? »

(Début de l’interview)

S.I : « Et bien, vous voyez, je fais comme vous ! Je m’enquiers des désirs de mes administrés. Je suis heureux d’être le premier à pouvoir transmettre mes vœux par voie de presse. Une bonne année à tous. Bien qu’étant député de droite, je resterai cette année encore centriste dans l’âme. Mon projet tient en un mot : écologie. Et en ce matin de nouvel an, je viens de rencontrer Jacques par hasard. Nous avons déjà commencé à travailler sur les espaces verts du canton. »

J.R : « D’abord, bonne année à tous. Avec Sylvio, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur le golf qui s’implantera sur ma commune de Basses-Roches. Un golf totalement écologique, tel est mon vœu pour 2007. Ma résolution personnelle : je me désengagerai des obligations liées à mon métier de promoteur immobilier. Ainsi je serai disponible auprès de tous. »

(Ils s’éloignent)

J.R (en off, à S.I) : « Ben tu vois ce n’est pas dur. Souris mec, t’es d’origine corse, tu devrais comprendre cela. »

S.I (en off, à J.R) : « Ta gueule ! En Corse, quand on parle comme tu parles, on met une cagoule.

© Frédéric Bach

On tire les rois…

(Le paru) Une galette pour les tout-petits

Ce mercredi, à la crèche parentale de Rixiourse, les enfants se sont retrouvés pour s’amuser et… Élire leur Roi.

Cette première édition de goûter des Rois s’inscrit parmi les animations proposées aux tout-petits pour les fêtes. Le repas de l’épiphanie a donc été préparé toute la journée : encadrés par les mamans de permanence, la vingtaine d’enfants de 0 à 4 ans a confectionné les couronnes et décorations qui devaient faire d’eux des princesses et des princes. Puis un atelier cuisine les initia à la préparation du goûter. Enfin la galette arriva et désigna une Reine et un Roi. Les enfants attendaient ce moment depuis le matin. Ce moment séduisit tous le monde, et sera donc renouvelé dans les années à venir.

(Le vrai) Une part de la galette pour les tout-petits

Ce mercredi, au jardin d’enfant de Rixiourse, les enfants se sont retrouvés pour s’amuser et… Élire leur Roi. Arnaud découvrit la fève et les mamans le couronnèrent.

Il fut démis de ses fonctions dans la minute d’un coup de poing d’Arthur, qui désigna Louise comme Reine. Jaloux, Hervé fit à son tour un coup d’état, supporté par sa petite amie Sarah, et par les moins de 2 ans, tous républicains, qui se battaient pour plus de petits pots de crème aux fruits. Lorsque Sarah vit qu’Hervé n’avait d’yeux que pour Louise, elle devint frondeuse, et la terreur régna quelques minutes. Les enfants s’interrogèrent sur le sort des mamans, alors enfermées dans la cuisine et sur celui du Roi en titre, alors bâillonné. De l’avis des mamans qui s’échappèrent par la fenêtre et distribuèrent force fessées, « le tirage des Rois, c’est fini, plus jamais ça. »

© Frédéric Bach

On tire les rois… (bis)

(Le paru) Tous les aînés rois d’un jour

Dimanche, l’Union des plus de 75 ans (U+75@) de Rixiourse se réunissait à la salle communale. La fête des Rois se double d’une fête des aînés.

De l’avis général, le repas était bon. L’orchestre était sympathique, même si les musiciens jouaient trop fort. « Il a repris quatre chansons de Claude François » s’exclame Roberte avec plaisir. « Et surtout il y a eu Al Dumm, le fameux chanteur, qui a chanté un peu de Aznavour. »

Autrefois organisée avant Noël, cette manifestation a été reportée à l’épiphanie. Elle est devenue l’occasion pour les 200 invités de tirer les rois.

Les applaudissements démontrent que ces divertissements sont appréciés par nos aînés, tous rois d’un jour.

(Le vrai) Roi et Reine d’un jour

Dimanche, l’Union des plus de 75 ans (U+75@) de Rixiourse se réunissait à la salle communale. La fête des Rois se double d’une fête des aînés.

Cette fête est l’occasion pour les deux cents invités de tirer les rois. L’invitation a été lancée au plus de 70 ans, mais les conjoints sont bienvenus. Et peu importe leur âge ! Adeline T. est modeste : « Je tiens à garder l’anonymat. » Elle discute avec d’autres jeunes femmes venues préparer la fête de leurs grands-parents et arrière-grands-parents. Elle n’est pas la petite-fille, mais bien la conjointe de Marcel T. (« il est modeste lui aussi, mais c’est le frère jumeau du doyen de Rixiourse : il est né 10 minutes après lui », assure la jeune épouse).

Une heureuse Reine

Cigarette aux doigts, elle vante les vertus de la différence d’âge dans son couple (65 ans). Elle sera même désignée Reine, son tendre époux étant l’heureux gagnant du tirage de la fève. Éteignant précipitamment sa cigarette, elle bredouille « Merde, où sont ces putains de béquilles ? ». Avec entrain, elle se prépare à la montée sur le podium de l’heureux nonagénaire. Une source sûre qui désire elle-aussi rester anonyme déclare « Quelle salope cette Adeline : ses frasques mettent tout un binz dans un héritage qui était simple avant sa venue. Ce fric est le mien, pas à cette traînée : je suis l’unique descendante de Marcel. » Adeline lance un mauvais regard à cette jeune fille avant de confier en off, en cherchant les béquilles dans un coin : « Putain, cet héritage là a intérêt à être à la hauteur du précédent, j’aurai tout eu ! La Reine ? La Reine des connes, oui. Il n’aurait pas pu s’étouffer avec cette fève de merde. »

© Frédéric Bach

Marius, César, et pis Fanny…

(Le paru) Les Rois Mages et leur message

Ce samedi, jour de l’épiphanie, trois jeunes scouts de la paroisse des Hautes-Roches ont enfilé les costumes des Rois Mages et ont transmis leur message de paix à travers le village.

La cheftaine du groupe les maquilla avec soin. Les enfants ont affronté le froid pour annoncer aux habitants leur joie et leur volonté de paix. A chaque arrêt, ils échangent une chanson et une part de leur bonne humeur contre quelques pièces.

Quatre équipes de Rois ont ainsi quêté de maison en maison, accompagnés d’un adulte. La moitié des fonds récoltés ira à la création d’une abbaye en Guinée. Chaque année, environ 200 euros sont récoltés, à chaque fois pour une autre bonne œuvre. Elle sourit : « Les gens du village sont généreux ».

(Le vrai) Les Rois font du porte à porte

Ce samedi, jour de l’épiphanie, trois jeunes scouts de la paroisse des Hautes-Roches ont enfilé les costumes des Rois Mages. Vêtus ainsi, ils ont bravé le mètre de neige tombé dans la nuit, pour transmettre un message de paix à travers le village.

Heureux de faire cette B.A., seul l’un d’eux se plaindra (en off et pas trop fort), qu’il a « l’air complètement con avec cette robe. »

La cheftaine du groupe les maquilla avec soin. « Merde, j’ai l’air d’un travelo. Mon pote servant de messe a l’air moins plouc avec son aube ! » râla le récalcitrant. Puis ces courageux errèrent dans les rues des Hautes-Roches, habillés à la mode moyen-orientale des années 0 avant et après JC. A chaque porte qui s’ouvre, les enfants chantent une chanson pour se réchauffer, et donnent un peu de bonne humeur contre quelques pièces.

« Les gens du village sont généreux. Les années passées, ils croyaient qu’on était des bohémiens, alors ils nous chassaient. Maintenant, on les prévient à l’avance de notre surprise. » La cheftaine conclut : « Est-ce qu’on à l’air de bohémiens ? »

Pas d’abbaye, mais des pneumonies

Elle tient à s’excuser dans nos pages : l’argent collecté pour la fondation d’une abbaye en Guinée a été dépensé à la pharmacie de garde. La cheftaine se veut rassurante : « Les pneumonies que nos jeunes courageux ont contractées devraient guérir rapidement. »

© Frédéric Bach

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Le groupe de courageux

On brûle les sapins

(Le paru) Derniers feux de Noël

Vendredi dernier, la municipalité de Basses-Roches a convié ses habitants à ramener leurs sapins de Noël derrière le complexe sportif et à assister à leur destruction.

Les sapins récupérés ainsi occupent un volume équivalent à trois bennes de déchets végétaux. Pour la deuxième année consécutive, ils n’encombrèrent pas les rues. Mais cette action sert « surtout à rendre service aux gens » explique le maire Jacques Richtounet, qui dirige les opérations. En effet, certaines personnes ne savent comment se débarrasser de ce symbole de Noël devenu un objet encombrant.

Le BRAOF remercié

Une vingtaine de personnes assistèrent à la destruction des sapins par le feu, sous le regard des pompiers. Tandis que les adultes se réchauffaient autour du verre de vin chaud offert, les plus petits s’amusent à suivre les évolutions des flammes du bûcher. Le maire Jacques Richtounet tient à remercier « le Basses-Roches Association of Football (BRAOF) d’avoir prêté ce site pour cet événement convivial. »

Plusieurs communes proposent désormais ce service de flambée des sapins. S’il est pratique, c’est également, de l’avis général, un beau spectacle qui sera reconduit dans les années à venir.

(Le vrai) Premiers feux de l’après-Noël

Vendredi dernier, la municipalité de Basses-Roches a convié ses habitants à ramener leurs sapins de Noël sur un terrain de foot et à assister à leur destruction.

Le maire Jacques Richtounet tient à remercier « le Basses-Roches Association of Football (BRAOF) d’avoir prêté ce site pour cet événement convivial. C’est un signe évident de dégel dans les dissensions qui opposent le BRAOF et le conseil municipal, à un moment où la ville compte recentrer toutes ses installations autour d’un complexe dédié au golf. »

Un miracle de l’après-Noël : un idiot muet guéri

L’ancien complexe omnisports, propriété du BRAOF, prit feu sous les regards impuissants des pompiers éméchés. Le jeune Théophile, 4 ans, muet de naissance et déjà pressenti comme étant le futur idiot du village, retrouva sa voix devant l’effroi causé par l’explosion. D’après une source proche de l’enquête, « Sa voix est nouvelle, mais tout à fait assurée. Et en plus ce môme n’est pas débile du tout. » Quoi qu’il en soit, le garçonnet expliqua que « Monsieur le maire lui avait promis des bonbons s’il allait jouer avec des brindilles enflammées près de la citerne. » Émues par cette guérison miraculeuse, les autorités décidèrent de clore l’enquête.

© Frédéric Bach

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Les enfants jouent dans les arbres autour du bûcher.

Feux de joie

(Le paru) De la chaleur humaine également

Pendant ce temps, au terrain de foot de Jarpirel, on se retrouvait pour les mêmes raisons.

Il s’agit aussi de donner un peu de chaleur humaine : c’est à ce titre que l’association des Petits Chanteurs de Jarpirel a mis une urne à disposition des visiteurs. Les recettes de la buvette (saucisses et boissons) serviront à la construction d’une abbaye en Guinée.

Les sapins sont prêts à être brûlés sur le terrain de foot de Jarpirel, et vers 18 heures arrivent les premiers curieux, en famille le plus souvent. Les jeunes sont emballés par le bûcher et entourent le responsable de l’allumage. « C’est la première fois que l’on organise un tel ramassage de sapins » explique un jeune baryton.

Un triple but

Aider les habitants à se débarrasser de leurs sapins, se retrouver, et soutenir ensemble une noble cause : c’est le triple but qui est atteint ce soir.

(Le vrai) A Jarpirel aussi

Au terrain de foot de Jarpirel, c’est kif-kif.

Il s’agit aussi de donner un peu de chaleur humaine : c’est à ce titre que l’association des Petits Chanteurs de Jarpirel a mis une urne à disposition des visiteurs. Les recettes de la buvette (saucisses et boissons dont l’incontournable vin chaud en cette saison) serviront à la construction d’une abbaye en Guinée.

Un triple but

Aider les habitants à se débarrasser de leurs sapins, se retrouver, et soutenir ensemble une noble cause : c’est un triple but qui ne sera pas atteint ce soir. En effet, d’après un démineur, « c’est un dépôt d’obus datant de la seconde guerre mondiale qui était enterré en marge du terrain de foot. »

Pas d’abbaye, mais des saucisses cramées

La caisse des ventes de saucisses a donc sauté avec le reste et quelques autres. Plusieurs communes proposent désormais ce service de flambée des sapins. S’il est pratique, c’est également, de l’avis général, un beau spectacle… Qui ne sera pas reconduit dans les prochaines années, d’après les rumeurs qui courent à la préfecture. « Des rumeurs qui gâchent les chances de voir s’ériger un jour cette belle abbaye en Guinée » regrettent les Petits Chanteurs.

© Frédéric Bach

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Ici aussi des courageux