On tire les rois…

(Le paru) Une galette pour les tout-petits

Ce mercredi, à la crèche parentale de Rixiourse, les enfants se sont retrouvés pour s’amuser et… Élire leur Roi.

Cette première édition de goûter des Rois s’inscrit parmi les animations proposées aux tout-petits pour les fêtes. Le repas de l’épiphanie a donc été préparé toute la journée : encadrés par les mamans de permanence, la vingtaine d’enfants de 0 à 4 ans a confectionné les couronnes et décorations qui devaient faire d’eux des princesses et des princes. Puis un atelier cuisine les initia à la préparation du goûter. Enfin la galette arriva et désigna une Reine et un Roi. Les enfants attendaient ce moment depuis le matin. Ce moment séduisit tous le monde, et sera donc renouvelé dans les années à venir.

(Le vrai) Une part de la galette pour les tout-petits

Ce mercredi, au jardin d’enfant de Rixiourse, les enfants se sont retrouvés pour s’amuser et… Élire leur Roi. Arnaud découvrit la fève et les mamans le couronnèrent.

Il fut démis de ses fonctions dans la minute d’un coup de poing d’Arthur, qui désigna Louise comme Reine. Jaloux, Hervé fit à son tour un coup d’état, supporté par sa petite amie Sarah, et par les moins de 2 ans, tous républicains, qui se battaient pour plus de petits pots de crème aux fruits. Lorsque Sarah vit qu’Hervé n’avait d’yeux que pour Louise, elle devint frondeuse, et la terreur régna quelques minutes. Les enfants s’interrogèrent sur le sort des mamans, alors enfermées dans la cuisine et sur celui du Roi en titre, alors bâillonné. De l’avis des mamans qui s’échappèrent par la fenêtre et distribuèrent force fessées, « le tirage des Rois, c’est fini, plus jamais ça. »

© Frédéric Bach

On tire les rois… (bis)

(Le paru) Tous les aînés rois d’un jour

Dimanche, l’Union des plus de 75 ans (U+75@) de Rixiourse se réunissait à la salle communale. La fête des Rois se double d’une fête des aînés.

De l’avis général, le repas était bon. L’orchestre était sympathique, même si les musiciens jouaient trop fort. « Il a repris quatre chansons de Claude François » s’exclame Roberte avec plaisir. « Et surtout il y a eu Al Dumm, le fameux chanteur, qui a chanté un peu de Aznavour. »

Autrefois organisée avant Noël, cette manifestation a été reportée à l’épiphanie. Elle est devenue l’occasion pour les 200 invités de tirer les rois.

Les applaudissements démontrent que ces divertissements sont appréciés par nos aînés, tous rois d’un jour.

(Le vrai) Roi et Reine d’un jour

Dimanche, l’Union des plus de 75 ans (U+75@) de Rixiourse se réunissait à la salle communale. La fête des Rois se double d’une fête des aînés.

Cette fête est l’occasion pour les deux cents invités de tirer les rois. L’invitation a été lancée au plus de 70 ans, mais les conjoints sont bienvenus. Et peu importe leur âge ! Adeline T. est modeste : « Je tiens à garder l’anonymat. » Elle discute avec d’autres jeunes femmes venues préparer la fête de leurs grands-parents et arrière-grands-parents. Elle n’est pas la petite-fille, mais bien la conjointe de Marcel T. (« il est modeste lui aussi, mais c’est le frère jumeau du doyen de Rixiourse : il est né 10 minutes après lui », assure la jeune épouse).

Une heureuse Reine

Cigarette aux doigts, elle vante les vertus de la différence d’âge dans son couple (65 ans). Elle sera même désignée Reine, son tendre époux étant l’heureux gagnant du tirage de la fève. Éteignant précipitamment sa cigarette, elle bredouille « Merde, où sont ces putains de béquilles ? ». Avec entrain, elle se prépare à la montée sur le podium de l’heureux nonagénaire. Une source sûre qui désire elle-aussi rester anonyme déclare « Quelle salope cette Adeline : ses frasques mettent tout un binz dans un héritage qui était simple avant sa venue. Ce fric est le mien, pas à cette traînée : je suis l’unique descendante de Marcel. » Adeline lance un mauvais regard à cette jeune fille avant de confier en off, en cherchant les béquilles dans un coin : « Putain, cet héritage là a intérêt à être à la hauteur du précédent, j’aurai tout eu ! La Reine ? La Reine des connes, oui. Il n’aurait pas pu s’étouffer avec cette fève de merde. »

© Frédéric Bach

Marius, César, et pis Fanny…

(Le paru) Les Rois Mages et leur message

Ce samedi, jour de l’épiphanie, trois jeunes scouts de la paroisse des Hautes-Roches ont enfilé les costumes des Rois Mages et ont transmis leur message de paix à travers le village.

La cheftaine du groupe les maquilla avec soin. Les enfants ont affronté le froid pour annoncer aux habitants leur joie et leur volonté de paix. A chaque arrêt, ils échangent une chanson et une part de leur bonne humeur contre quelques pièces.

Quatre équipes de Rois ont ainsi quêté de maison en maison, accompagnés d’un adulte. La moitié des fonds récoltés ira à la création d’une abbaye en Guinée. Chaque année, environ 200 euros sont récoltés, à chaque fois pour une autre bonne œuvre. Elle sourit : « Les gens du village sont généreux ».

(Le vrai) Les Rois font du porte à porte

Ce samedi, jour de l’épiphanie, trois jeunes scouts de la paroisse des Hautes-Roches ont enfilé les costumes des Rois Mages. Vêtus ainsi, ils ont bravé le mètre de neige tombé dans la nuit, pour transmettre un message de paix à travers le village.

Heureux de faire cette B.A., seul l’un d’eux se plaindra (en off et pas trop fort), qu’il a « l’air complètement con avec cette robe. »

La cheftaine du groupe les maquilla avec soin. « Merde, j’ai l’air d’un travelo. Mon pote servant de messe a l’air moins plouc avec son aube ! » râla le récalcitrant. Puis ces courageux errèrent dans les rues des Hautes-Roches, habillés à la mode moyen-orientale des années 0 avant et après JC. A chaque porte qui s’ouvre, les enfants chantent une chanson pour se réchauffer, et donnent un peu de bonne humeur contre quelques pièces.

« Les gens du village sont généreux. Les années passées, ils croyaient qu’on était des bohémiens, alors ils nous chassaient. Maintenant, on les prévient à l’avance de notre surprise. » La cheftaine conclut : « Est-ce qu’on à l’air de bohémiens ? »

Pas d’abbaye, mais des pneumonies

Elle tient à s’excuser dans nos pages : l’argent collecté pour la fondation d’une abbaye en Guinée a été dépensé à la pharmacie de garde. La cheftaine se veut rassurante : « Les pneumonies que nos jeunes courageux ont contractées devraient guérir rapidement. »

© Frédéric Bach

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Le groupe de courageux

On brûle les sapins

(Le paru) Derniers feux de Noël

Vendredi dernier, la municipalité de Basses-Roches a convié ses habitants à ramener leurs sapins de Noël derrière le complexe sportif et à assister à leur destruction.

Les sapins récupérés ainsi occupent un volume équivalent à trois bennes de déchets végétaux. Pour la deuxième année consécutive, ils n’encombrèrent pas les rues. Mais cette action sert « surtout à rendre service aux gens » explique le maire Jacques Richtounet, qui dirige les opérations. En effet, certaines personnes ne savent comment se débarrasser de ce symbole de Noël devenu un objet encombrant.

Le BRAOF remercié

Une vingtaine de personnes assistèrent à la destruction des sapins par le feu, sous le regard des pompiers. Tandis que les adultes se réchauffaient autour du verre de vin chaud offert, les plus petits s’amusent à suivre les évolutions des flammes du bûcher. Le maire Jacques Richtounet tient à remercier « le Basses-Roches Association of Football (BRAOF) d’avoir prêté ce site pour cet événement convivial. »

Plusieurs communes proposent désormais ce service de flambée des sapins. S’il est pratique, c’est également, de l’avis général, un beau spectacle qui sera reconduit dans les années à venir.

(Le vrai) Premiers feux de l’après-Noël

Vendredi dernier, la municipalité de Basses-Roches a convié ses habitants à ramener leurs sapins de Noël sur un terrain de foot et à assister à leur destruction.

Le maire Jacques Richtounet tient à remercier « le Basses-Roches Association of Football (BRAOF) d’avoir prêté ce site pour cet événement convivial. C’est un signe évident de dégel dans les dissensions qui opposent le BRAOF et le conseil municipal, à un moment où la ville compte recentrer toutes ses installations autour d’un complexe dédié au golf. »

Un miracle de l’après-Noël : un idiot muet guéri

L’ancien complexe omnisports, propriété du BRAOF, prit feu sous les regards impuissants des pompiers éméchés. Le jeune Théophile, 4 ans, muet de naissance et déjà pressenti comme étant le futur idiot du village, retrouva sa voix devant l’effroi causé par l’explosion. D’après une source proche de l’enquête, « Sa voix est nouvelle, mais tout à fait assurée. Et en plus ce môme n’est pas débile du tout. » Quoi qu’il en soit, le garçonnet expliqua que « Monsieur le maire lui avait promis des bonbons s’il allait jouer avec des brindilles enflammées près de la citerne. » Émues par cette guérison miraculeuse, les autorités décidèrent de clore l’enquête.

© Frédéric Bach

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Les enfants jouent dans les arbres autour du bûcher.

Feux de joie

(Le paru) De la chaleur humaine également

Pendant ce temps, au terrain de foot de Jarpirel, on se retrouvait pour les mêmes raisons.

Il s’agit aussi de donner un peu de chaleur humaine : c’est à ce titre que l’association des Petits Chanteurs de Jarpirel a mis une urne à disposition des visiteurs. Les recettes de la buvette (saucisses et boissons) serviront à la construction d’une abbaye en Guinée.

Les sapins sont prêts à être brûlés sur le terrain de foot de Jarpirel, et vers 18 heures arrivent les premiers curieux, en famille le plus souvent. Les jeunes sont emballés par le bûcher et entourent le responsable de l’allumage. « C’est la première fois que l’on organise un tel ramassage de sapins » explique un jeune baryton.

Un triple but

Aider les habitants à se débarrasser de leurs sapins, se retrouver, et soutenir ensemble une noble cause : c’est le triple but qui est atteint ce soir.

(Le vrai) A Jarpirel aussi

Au terrain de foot de Jarpirel, c’est kif-kif.

Il s’agit aussi de donner un peu de chaleur humaine : c’est à ce titre que l’association des Petits Chanteurs de Jarpirel a mis une urne à disposition des visiteurs. Les recettes de la buvette (saucisses et boissons dont l’incontournable vin chaud en cette saison) serviront à la construction d’une abbaye en Guinée.

Un triple but

Aider les habitants à se débarrasser de leurs sapins, se retrouver, et soutenir ensemble une noble cause : c’est un triple but qui ne sera pas atteint ce soir. En effet, d’après un démineur, « c’est un dépôt d’obus datant de la seconde guerre mondiale qui était enterré en marge du terrain de foot. »

Pas d’abbaye, mais des saucisses cramées

La caisse des ventes de saucisses a donc sauté avec le reste et quelques autres. Plusieurs communes proposent désormais ce service de flambée des sapins. S’il est pratique, c’est également, de l’avis général, un beau spectacle… Qui ne sera pas reconduit dans les prochaines années, d’après les rumeurs qui courent à la préfecture. « Des rumeurs qui gâchent les chances de voir s’ériger un jour cette belle abbaye en Guinée » regrettent les Petits Chanteurs.

© Frédéric Bach

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Ici aussi des courageux

Carnaval de Basses-Roches

(Le paru) S’amuser pour effrayer… L’hiver

Mercredi après-midi, à Basses-Roches, la ville organisait un carnaval pour les plus jeunes. Pour que revienne le printemps !

Une foule d’aspirants Zorro, pompiers et autres chevaliers ninja prennent d’assaut les ateliers de maquillage. Les fillettes préfèrent devenir fées ou princesses.

Le mot d’ordre des organisateurs ? Se déguiser et s’amuser, et surtout faire du bruit pour chasser l’hiver. Et il y a du bruit. Les djembés qui ouvrent le cortège et les maracas en boîtes de conserve ne couvrent pas les cris des enfants enthousiasmés. Des attroupements se créent devant les boutiques des commerçants offrants des friandises au passage de la cavalcade.

Neige de confettis

Les parents attentifs veillent à ce que restent en place, bien enfoncés sur les têtes, les casques de pompiers, chapeau melon ou à pointe, coiffe de plume ou képi. Le froid est vif malgré tout, mais il ne tombe que des confettis. L’hiver est toujours là, et les pompiers, les vrais cette fois, brûlent Monsieur Carnaval pour chasser le froid.

(Le vrai) Les contraventions fleurissent

Mercredi après-midi, à Basses-Roches, la ville organisait un carnaval pour les plus jeunes. Pour que revienne le printemps !

D’après les forces de l’ordre, trois cent cinquante mille personnes auraient défilées. Notre informateur, revolver au poing et insigne doré sur le torse, est en CE1. La vérité sortant de la bouche des enfants, c’est une source fiable. L’uniforme conserve son prestige chez les gosses : outre les policiers, on rencontre pompiers et infirmières. D’autres métiers bien plus nobles ont la côte. Une jolie femme m’avoue « Mon fils rêve d’être comme vous, il s’est déguisé en Tintin. Est-ce que vous faites un reportage ce soir ? ».

Des faux mais aussi des vrais

En raison de la présence de nombreux faux policiers dans les rangs de ce carnaval, la préfecture de police prie la rédaction de signaler que certains particulièrement bien déguisés en faux étaient vrais (ils avaient de vraies moustaches et mesuraient plus d’1,65 m). En conséquence, les cinquante-huit propriétaires de véhicules garés le long de la rue où passait le cortège doivent payer les contraventions que les vrais susdits ont établies.

© Frédéric Bach

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Les vrais policiers ont un fourgon. Les faux circulent en poussette.