« Une Histoire d’amour »

Dans la lignée des suites photographiques / romans-photos poétiques aux titres mielleux que je faisais à la fin des années 90, je retrouve cette série sur un CD de sauvegarde de fichier gravé en 2003. Il y avait eu un peu plus tard une exposition dans un cadre étudiant, les journées portes ouvertes de l’IUT / Université Robert Schumann à Illkirch-Graffenstaden. Le titre était kitsch, les clichés aussi dans leur retouche. J’apprenais -doucement- à me servir de Photoshop, l’informatique m’emmerdait déjà, même si j’étais très fier de mon Pentium II d’occasion acheté à un graphiste qui avait une version piraté de Photoshop. Tout ça avait l’air très compliqué, impossible de faire du très propre, compliqué en tout cas par rapport à des retouches de laboratoire (photogramme, collage, retouche à l’aquarelle), alors autant bazarder de la couleur sur mes clichés. J’ai vendu quelques tirages lors de rencontres entre artistes. J’y proposais mes textes aussi, des recueils de nouvelles photocopiés à la va-vite. Là, ça raconte une histoire d’amour. C’est compliqué, ça finit mal. Les photos de départ sont en argentique, et en noir et blanc. Je signais BdC, Barchribe du Cerf étant mon pseudo d’alors.

« Une Fin du monde »

Au milieu des années 90, j’avais transformé ma chambre d’ado en studio-photo pour les prises de vue d’un roman-photo d’anticipation. Après une éruption volcanique, le dernier homme vivant sort de dessous les cendres et se précipite pour adorer un totem des vestiges de sa civilisation. A la fin, il meurt. Côté technique, j’avais un Ricoh KR10M et quelques objectifs, du calque pour le fond, des moules en bois pour figurer les bâtiments, de la cendre et du charbon. Du noir, quoi.

Je viens de retrouver le scan de la pelloche.

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A la bibliothèque

Les bibliothèques sont des lieux sublimes. On y trouve de la lecture et de la culture, ça occupe. Si on n’a nul endroit où poser ses fesses, les espaces de travail sont parsemés de fauteuils moelleux – à la différence des rues de nos jours où les bancs sont impraticables (quand on en trouve). S’il pleut dehors, il y a un toit, de la chaleur, parfois même à boire, ne serait-ce qu’une fontaine à eau fraîche et un distributeur de café. Il y a des toilettes également. Les étudiantes qui les fréquentes sont jolies, les intellectuels qui lisent des revues compliquées sont prêts à taper la discute. C’est France Culture avec des jolies filles autour. On ne va toutefois pas se mentir, les étudiantes sont entourées de boutonneux, et parfois les intellos tirent la tronche – mais je crois qu’eux non plus ne supportent pas les boutonneux. Mais il y a le wifi et des prises pour son téléphone, son ordinateur, sa vapoteuse. Au chapitre des doléances, il y a une liste d’interdictions à respecter, il faut par exemple sortir pour allumer sa clope, c’est compliqué de décapsuler une bière, etc…, rien que du classique de nos jours. Mais les bistrots ne sont en général jamais loin, les bibliothèques étant en centre-ville.

Je fréquente à Strasbourg les médiathèques Olympe de Gouges et André Malraux. La première parce qu’elle est proche de la gare et donc du chemin pour aller au taf – vous pouvez y emprunter La Bascule si vous voulez bouquiner dans le train. La seconde parce qu’elle est plus grande et qu’elle en jette, donc.

J’ai beaucoup dessiné dans ces deux médiathèques. Cet album regroupe les dessins :

Dans la médiathèque / In the library
Dessins aux médiathèques André Malraux et Olympes de Gouges

Oeuvres engagées

Depuis le temps que j’écris des textes libertariens, anars, poétiques, un gros micmac en fait, un inventaire des luttes… Depuis quelques années je traîne mon crayon au bord des manifs, dans les rues. Je n’aime pas les foules, je ne prends donc pas une part plus active. Mais j’aime ce statut d’observateur. Revendications diverses, convictions écologistes, représentations des excès du capitalisme, je retrouve les luttes dans mes dessins et dans mes textes. En les publiant, on devient d’une certaine façon reporter.

Ce diaporama Flickr regroupe les dessins :

Maison Rouge, Strasbourg

Et la Bascule regorge de passages où les luttes dépassent le cerveau malade du héros :

La Bascule, chapitre 19
Dessins en marge d’une manifestation

Khayati

Invité par mon ami Vinsyl de l’asso l’Atelier du Club, je dessine les graffeurs et graffeuses (mais je ne sais pas si cela se dit, elles m’excuseront si ce n’est pas le cas) qui interviennent à différentes périodes de l’année sur des sites strasbourgeois. Premiers contacts avec le monde du graff. L’occasion aussi de mener un reportage dessiné en plusieurs étapes, sur plusieurs lieux.
Les artistes interviennent dans le cadre du Projet Khayati et de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (A.M.I) «Usage Ephèmère» proposé par la ville de Strasbourg,

  • Khayati I : 3 Rue Louise Scheppler à Strasbourg
  • Khayati II : 246 rte de Schirmeck à Strasbourg
  • Khayati III (j’étais en vacances…)
  • Khayati IV : au CSC Camille Claus à Strasbourg

L’ensemble des dessins est ici.

Williann, Khayati II
Hélène Humbert, Khayati IV

2022-04-21 : croquis des peintres d’une fresque

Invité par mon ami Vin’Syl, je dessine les artistes présents sur la fresque en bordure de l’autoroute M35, à hauteur de Montagne Verte.

« Première fresque, réalisée par Apaiz et Dédé La Plume, aidés par des jeunes du CSC Montagne Verte et l’association L’Atelier du Club. Peinture réalisée sur la thématique de l’écologie, et faisant écho au morceau « Causes et conséquences » du rappeur Dah Conectah » comme le décrit la page facebook de l’Atelier du Club.

Première immersion pour moi dans le monde du graff.

Khayati I / Artiste peintre au travail // Artist at work